Une histoire de «Conscientisation»
C’est encore un « travail bénévole », dont les thèmes sont complémentaires à nos activités d’enseignant. Je décris le processus de la structuration mentale des personnes, qui ont un intérêt pour les études des Sciences Humaines.
Lors de la rédaction des Réflexions Pédagogiques, j’ai fait des notes en marges sur nos comportements et sur l’impact de notre conscience sur le développement mentale des individus en situation sociale. Cela semble assez péremptoire pour un « architecte urbaniste », mais le sujet est presque tabou. Analyser son propre comportement, c'est à dire, prendre consciences de ses actions à postériori de ses activités (professionnelles et quotidiennes) influencent « automatiquement » nos comportements individuels et sociaux futurs. Cette prise de conscience qui est le processus volontaire de « conscientisation » transforme notre vision du monde et des événements que nous vivons. Il peut nous rendre compte de l’évolution de tout ce qui se passe autour de nous et en nous et il peut répercuter ces changements dans notre mentalité.
Je fais le compte de mes savoirs appris jusqu'à l'âge de la retraite qui correspond à tous mes apprentissages et études, pour acquérir les caractères psychologiques nécessaires à l'exercice à cette transformation volontaire. Dans mes études dans le cadre de la Maîtrise des Science de l'Education, j'ai pu étudier partiellement les bases et les recherches scientifiques en cette matière. Nombreux enseignants étaient des élèves de Jean Piaget. Et c'est par ses livres que j'ai pu comprendre les mécanismes de l'évolution en marche. C’est une opération de mise en cause de mes raisonnements habitués dans la structuration de ma propre personnalité.
Ce sont nos comportements qui nous construisent, et donnent le sens de notre personnalité dans l'adaptation à la vie sociale. L'accumulation inconsciente de nos habitudes qui correspond au réflexe conditionnel de l'éducation, ou à nos automatismes de la vie quotidienne. Je découvre petit à petit les mécanismes qui produisent nos pensées, nos réactions, et nos réflexions. C'est dans la relecture de mes textes, que je formule mes hypothèses opérationnelles au sujet du mécanisme de la génération de nos idées.
Je remarque que ma manière de comprendre les hommes passe par la conscientisation des mots, des concepts, des phrases, des idées qui naissent aujourd’hui dans mes pensées que je compare aux savoirs appris en la matière.