V - La perception du réel

Les informations que nous recevons de notre environnement par le canal de nos organes de perception provoque les sensations que nous pouvons capter et les réutiliser à l’aide de nos mémoires pour assurer notre vie ou survie, plus exactement, pour s’adapter à l’espace où nous vivons, et agissons ; formons nos actions, nos comportements, nos conduites.

Vivre, c’est exister dans l’environnement et y commettre les actions pour assurer notre existence, donc notre vie et survie qui correspond au fonctionnement de notre organisme global en homéostasie avec tous les organes, le système nerveux structuré, nos actes, pour recevoir les informations et refléter cette réalité dans nos pensées qui ne sont d’autres que des images mentales successives en puzzles, qui assemblé en image globale nous permettent d’agir en fonction de notre structure biochimique.

Qu’est ce que la pensée ? Réaction à des stimulations de nos sens en chaîne en y intégrant les informations exprimées en mot à l’aide de la parole qui est la représentation de la pensée et nous guide dans l’assemblage des images globales. C’est en même temps pour recevoir et émettre les informations à l’aide de notre intelligence constituée que nous avons construite individuellement en permanence par les tâtonnements et essai dans l’interprétation des décodages des perceptions que nous apportent nos cinq sens.

Le réel, pour moi comprend en plus de la réalité physique de l’homme un système de représentation mentale individuelle du monde, (de l’espace et du temps) et un outil spécifiquement humain, le « conscient » en évolution. Le tout est acquis par l’apprentissage successif des êtres vivants en sociétés organisées. Comme l’apprentissage des hommes varie suivant les groupes humains, suivant leur âge, leurs sexes, leurs environnements, il est évident que nous n’avons pas la même vision de nos actions, des événements, des autres hommes etc. C’est pour cela que le droit de l’homme d’aujourd’hui prévoit nos droits à la différence de chaque individu. Par conséquent, notre perception du monde est aussi différente. Ce qui est commun, c’est que nous percevons la réalité du monde, donc le réel, telle que nous l’avons apprise par le vécu et par apprentissage naturel et instrumental.

Les informations que nous recevons tous les jours par la voie de la parole ou de l’écrit, par l’émission des idées, nous les assimilons et les intégrons dans notre vision du monde en constante évolution. Pour aller plus loin dans la connaissance des autres et communiquer avec eux, il faut le vouloir. Ces difficultés proviennent principalement de nos croyances de nous même, de nos comportements de nos actions collectives. Comme nous croyons nous connaître nous même, nous ne voyons pas l’utilité ni de les vérifier ni apprendre et les exprimer en mots. Par conséquent, nous ne le faisons pas, nous nous accommodons avec l’incompréhension des autres, qui sont en réalité plus facile, puisque nous le faisons automatiquement par l’inconscient. Il faut avoir compris et faire fi à nos croyances ; de vouloir décider d’apprendre à nous connaître. Le travail d’enregistrement par l’inconscient ne nous permet pas de les remémorer toujours, l’apprentissage par cœur donne un meilleur résultat. Des observations consciemment enregistrées sont aussi plus faciles à retenir que des actes de l’inconscient.

Si nous voulons nous connaître, le chemin le plus facile ou le moins fatigant, c’est d’observer les autres dans leurs comportements, dans leurs actions et nous comparer aux autres, d’abord par les faits qui sautent aux yeux et de plus en plus dans les détails pour vérifier si nos croyances correspondent bien à l’idée de ce que nous en avons fait auparavant. En outre, l’observation de soi même peut donner lieu à des constatations pour d’autres pertinences en rapport à nos comportements. C’est leurs exécutions bien ou mal émises, bien et mal comprises, qui gère nos conduites.

La compréhension ou l’incompréhension peuvent être totales ou partielles. Elles sont un acte intérieur à nous même à la suite des informations reçues plus au moins comprise. Ainsi, nos perceptions du réel subissent les mêmes déformations. Alors, comment pouvons-nous fier à nos perceptions, plus exactement à la vérification des informations que nous recevons ? C’est une occupation dont nous n’en aurons jamais assez de temps. Il y a tant d’autres choses « intéressantes » à faire dans la vie. Ainsi, nous ne la pratiquons pas. « Nous sommes comme nous sommes, et ce n’est pas grave ! « 

Nous ne vérifions pas la validité de nos actes quotidiens non plus, ni dans la compréhension des informations ni dans son implication. C’est normal. Nous les traitons comme on a l’habitude.

Par exemple :

  • nous entendons la première phase dans une forme verbale,
  • l’interprétation immédiate partielle de la parole prononcée en fonction des mots utilisés et en fonction de la première idée du contenu de la parole
  • suivant notre échelle de valeur, nous avons l’approbation ou la formation réactionnelle à ce contenu partiel, - si nous ne l’entendons pas volontairement la fin de notre communication. Nous restons sous l’influence de nos premiers jugements de valeur et nous le défendons pour avoir raison. Et le malentendu continu quand « nous n’avons pas l’écoute ».

Comment aider les hommes pour qu’ils puissent réaliser les conséquences de ces malentendus dans nos actes ?

Précisément, nous devrions comprendre que nous agissons tous ainsi et se décider volontairement de changer un peu notre manière de vivre pour acquérir des nouveaux caractères ou des savoirs à la rectification de nos habitudes formées aux nécessités immédiates. Ces habitudes étaient peut être nécessaire à la vie de tous les jours à un moment d’existence individuelle et sociale. L’évolution nous impose l’acquisition des nouvelles pour la survie, qui est une accommodation avec les nouveaux obstacles. La conscience plus étendue sur notre évolution nous permet de le comprendre et se décider cette adaptation consciente. Je donne un sens à mes actions.

Ce triage d’informations que nous pratiquons normalement, comme la mémoire sélective, ne permet que la compréhension partielle des informations, en fonction de quoi nous communiquons aujourd’hui pour échanger les idées sélectives et partielles. Il n’y a pas à s’étonner des malentendus vécus. Si nous en sommes conscient, et nous voulons mieux connaître le fonctionnement de notre corps, il y a toujours des réponses :

  • cherchons à acquérir les connaissances sur ce terrain, ou
  • réagir le plus rapidement possibles suivant notre self défense.

Prenons le temps et observons nous déjà nous même afin de comprendre nous même, nos réactions à des événements, notre entourage, dans nos communications, dialogues ou discussions. Nous exécutons la même opération lors de réceptions des informations suivant notre état d’âme ou de nos connaissances de nous même.

Se comprendre soi même, c’est le même souci qu’avait l’homme préhistorique quand il se trouvait devant les phénomènes sans comprendre les causes des événements. Ii ne devait pas assez de volonté ou de force pour réagir à l’obstacle désolant, ni des connaissances nécessaires à la résolution « inhumaine » des problèmes. Il cherchait leurs explications en s’appuyant sur ce qu’il voyait et sentait, pour trouver les causes à des phénomènes observables. Il fallait aussi constater d’abord que ce sont des causes à effets successifs que nous avons à identifier dans tous les cas. Je suis aujourd’hui étonné de voir les individus de la même culture, de la même éducation, se battre, se disputer, d’infliger le sort cruel aux uns et à l’autre avant/pour les résoudre. Je suppose que la nature ne nous a pas fabriqués ainsi, Si elle nous voyait dans notre développement à travers les générations elle devait corriger ses lois qui gèrent l’évolution de notre espèce et de certains d’autres. Cette cruauté ne serve à rien.

Il peut être justifié pour nous des raisons différentes de fermer nos yeux et nous résigner aux événements vécus en nous disant : « c’était toujours comme cela et cela restera toujours ainsi. Hélas ». Mais il y a aussi de constatations positives réjouissantes qui nous encouragent pour l’avenir. Nos croyances de départ déterminent nos perceptions sur le monde réel. Nous n’avons pas encore transformé nos croyances en savoir. En matière des sciences sociales nous avons encore du pain sur les planches.

« Connais toi toi même », l’âme et la psyché

« Connais-toi même » n’est pas seulement connaître nos caractères psychologiques acquis, mais aussi de notre personne, qui contient notre conception du monde. En d’autres termes : toute parole prononcée est l’expression de notre structure mentale (Weltanschauung).

Avons-nous envie de connaître notre tempérament ?

C’est en rapport avec notre évolution individuelle, avec nos motivations qui nous poussent dans une direction et dans le sens contraire, « suivant le vent ». Les hommes ne cherchent pas encore comprendre eux même et n’ont pas encore la volonté de se connaître et encore moins, de ne pas modifier leur comportement. Mais si quelqu’un ne veut pas comprendre soi même, il devient encore plus difficile de comprendre les autres. Or la vie sociale a une importance dans notre vie individuelle.

Comprendre moi même, c’est pouvoir répondre pourquoi ou pourquoi pas je fais ceci ou cela. Vouloir me comprendre, conscientise réellement les questions et je me tourne vers moi. Mes réponses de bon sens viennent plus facilement puisque c’est moi même qui répond à mes questions, signe d’un certain degré de conscientisation. Plus je pose des questions, plus les réponses sont nombreuses. Il suffit de vouloir les poser, de m’observer mes réactions sans intervention de ma volonté.

Reconnaître nous mêmes dans nos actes, c’est chercher nos motivations inconscientes en remontant à ses origines. On attribue à l’inconscient une sorte d’analyse rapide et ses résolutions se traduisent dans l’acte de réaction. Si la conscience n’altère pas cette analyse par la suite, prouve de l’existence des deux voies ; affective et intellectuelle, conduisent à la compréhension.  La première étincelle réside probablement dans nos motivations transcendantales ; la survie individuelle, le destin ou la raison consciente pour laquelle nous sommes nés.

Qu’est ce qui fait obstacle à la compréhension ou au non compréhension ? Nos croyances, nos opinions, que nous ne remettons jamais en cause automatiquement, et nous les utilisons dans nos raisonnements comme une connaissance sure. Quand nous sommes fatigués, nous n’avons pas la volonté de faire des efforts intellectuels nécessaires, ni pour comprendre les autres, ni nous même. L’habitude ne demande aucun effort mental, « c’est l’automatisme ».

Ce que l’homme aime souvent, il n’y a pas de choix possibles, par conséquent pas de liberté non plus. Ce que nous appelons nos préférences qui sont une forme de nos croyances pour nous satisfaire dans la recherche de nos libertés de tout ce que nous faisons. La conscientisation est nécessaire à la pratique de la liberté.

Si nous ne savons pas pourquoi nous lisons, nous ne pouvons retenir que la pertinence de nos actes, c’est à dire le sens de l’action, mais l’inconscient peut commander l’assimilation du contenu des informations. Il faudrait que les intentions des écrivains et des lecteurs soient coordonnées : que la pertinence de nos actes soit explicitée. Dans l’acte de création d’un écrivain ou d’un artiste, il n’y a peut être pas de coordination. L’artiste ne fait que montrer sa production et les lecteurs réagissent ou pas, suivant leur nature comme dit R M Rilke. L’artiste montre l’expression de son œuvre dans son langage, et les percepteurs reçoivent le message ou non.

L’artiste en cours de création se laisse aller dans son travail qui l’exalte, qu’il aime faire et oublie les objectifs de la création. A travers son propre travail de représentation, il en dévie au profit de la beauté personnelle et à posteriori, il trouve des intentions exprimées après la lecture de son œuvre. C’est pour cela que le chemin de création n’est pas toujours aussi clair. Le lecteur dans sa recherche de compréhension, analyse le contenu du travail écrit.

La vie spirituelle de l’homme dépend de ses perceptions du monde. Nous avons l’habitude de donner la priorité au subjectif sur l’objectif qui est plus facile. Mais le contraire est possible avec la conscience. Pour démontrer que c’est possible, cela ne peut se faire qu’objectivement, de cause à effet, donc intellectuellement. C’est les deux démarches parallèles qui se complètent. Pour les programmés affectifs non valablement. Nous pouvons les découvrir, quand on commence à se connaître, qui nous apporte une sorte d’envie d’en connaître davantage, et une satisfaction. Reste à savoir pourquoi.

 « Des goûts et des couleurs »

La perception du cadre de vie est fonction de « nos goûts et des couleurs » préalablement établies ; il y en a que nous aimons et d’autres que nous détestons. Nous y sommes un peu empêtrés comme dans tous nos jugements de valeurs. Nous utilisons cette expression d’origine latine pour exprimer le droit à son opinion personnelle comme s’il n’y avait pas une vérité possible sur ce terrain artistique, et par extension sur tous les terrains qui sont basés sur l’opinion. Cela veut dire en pratique qu’il est inutile d’en discuter, donc de ne pas faire le débat à ce sujet car ce n’est pas encore suffisamment du domaine de savoir. Nous avons droit à nos opinions et aussi à ne pas les en changer malgré tous les arguments que nous énumérons lors des discussions. Le locuteur exprime cette idée soit avec un sourire supérieur voulant dire : mon idée est irréfutablement la bonne, je m’y tiens, il n’y a rien à y changer, soit avec une déception ou un certain désespoir, c’est vrai pour mes interlocuteurs, donc il est inutile d’en discuter, il n’y a rien à y changer. Ainsi le dialogue est impossible. Nous restons où nous étions auparavant.

Nous touchons ici à un problème de notre programmation individuelle de la vie sociale ; sommes nous de ceux des « progressistes » ou des « conservateurs » ? Sous entendu que la programmation est un ensemble des traits de caractères, ou de nos jugements de valeurs, consciemment ou inconsciemment acquis qui se traduisent dans toute notre activité mentale. Nous construisons nous même la plus part du temps inconsciemment. On sait qu’est ce qu’on peut dire à un conservateur ou à un progressiste dominant dans telle situation

Cette bipolarité, aussi minime qu’elle soit est nécessaire à la compréhension des informations qui représentent les différents points de vue des observateurs, on pourrait dire la juste valeur ou la vérité. Quelqu’un qui ne croit à aucune vérité ne cherche à connaître que les siennes. Nous avons tous besoin de « nos vérités ». Mais celui qui croit à l’existence de certaine vérité générale, cherche à découvrir tous les chemins qui les y conduisent. Ce n’est pas un défaut, surtout quand nous ne savons pas comment nous sommes faits. Cette motivation pour la vérité est aussi une pulsion humaine comme la recherche de la beauté ou la dimension esthétique des formes.

La conscience a aussi plusieurs sens suivant la pertinence avec la quelle nous la regardons : un appel à l’amour, que nous puissions comprendre les autres hommes. L’autre est à la base de la connaissance scientifique ; la recherche de la beauté, la conscientisation de tout implique une pertinence pour en former les concepts et la suite de la démarche adéquate qui conduit à la connaissance, à la science. Ce semblant de jeux de mots nous rappelle à la raison que tout est dans le tout, il ne faut pas oublier notre âme.

Quand nous nous taisons, pour ne pas choquer ses interlocuteurs, on ne dit rien, souvent nous pensons que ce n’est pas la peine de discuter sur les goûts et des couleurs comme disaient déjà les romains, toute fois nous sommes attachés au réel, au vrai, à la vérité partout, à nos opinions, à nos toxines. Pourtant, il faudrait les évacuer pour notre santé. Pourquoi ressentons nous ce besoin de garder en même temps notre opinion ? Je pense que c’est la même pulsion en action : il faut garder tout tant que l’assimilation des informations, « la vérité toujours recherchée » ne devient pas évidente.

Toute la vie est une acquisition des informations à la base ; quand on est enfant, d’abords pour apprendre à recevoir et émettre, les opinions, les croyances plus tard avec les cognitions des savoir, quand on a appris à penser à créer les idées, les hypothèses, des connaissances de tout, qui façonnent nos outils de perception, et par conséquent nos caractères psychologiques. C’est toujours acquérir quelques informations de plus ; nous pouvons analyser avec volonté pour comprendre le tout, les petites autant que les plus grandes, les explicités autant que les sous entendus, les évidences et les mystères. Le réel, le vrai, la vérité ne se fait que quand nous avons constaté le recoupement des informations nécessaires à différentes chaînes logiques des événements. Nous ne pouvons dire que vrais ou faux car tous les phénomènes ont ce caractère indépendamment du choix de la personne, la vérité ou son contraire dans l’absolu. La préoccupation du bien et du mal est bien à l’œuvre.

D’où vient la culture visuelle du passé qui véhicule les mœurs de perceptions du monde ? Pour apprendre à voir, il faut se servir des yeux plus particulièrement des rétines qui permettent de codage des informations reçues et les intégrer à celles déjà enregistrées dans notre système. L’enfant, quand il constitue son monde, les opérations concrètes, demande toujours pourquoi ? Il a besoin de tout : la réalité en première lieu la vision pour sa représentation mentale du monde. Il construit son monde, le met en mot, en parole telle qu’il le perçoit, c’est une de notre pulsion inconsciente qui est à l’œuvre chaque fois qu’il pose la question pourquoi.

Tout est en relation, tout est lié mentalement pour constituer une vision du monde. Nous apprenons la formation du monde dans notre intérieur dès la naissance sans en être conscient pendant longtemps. Mais la vision n’est pas tout, même s’il est prioritaire dans la perception du réel. Il faut encore conduire sous forme d’information les effets de notre simulation au centre nerveux pour les assimiler, c’est à dire constituer la structure biologique pour que la perception se transforme en formation intérieure du réel.

La cause de l’incompréhension : les évidences non explicitées

Nous avons pris l’habitude de raisonner sur la principale action participante dans les faisceaux. Certaines d’autres en étaient sous entendues ; la plus part du temps les évidences. Dans nos raisonnements le centre de tous les conflits humains est la recherche des intérêts particuliers et généraux de toutes sortes. Cela prouve que nous avons nos pulsions à rechercher une situation juste, et humaine dans les conditions satisfaisantes. C’est inscrit dans nos jugements de valeur individuellement dans ses détails. Tant que nous évoluons globalement nos caractères sociaux ne s’ajustent pas immédiatement et nos valeurs acquises restent les anciennes. Si nous n’explicitons pas nos intérêts, nos pertinences à l’occasion des communications, il n’y a pas d’intégration des actions non définies, mais sous entendu dans nos raisonnements.

Alors, comment tenir compte de nos jugements de valeurs dans la réception des informations ? Nous supposons que tout le monde utilise les même croyances et savoir qui rentrent dans nos raisonnements. En outre les éléments de raisonnements linéaires se génèrent dans nos pensées en nourrissant des croyances, des savoirs, du pseudo-savoir ou tout simplement de nos ignorances.

Par exemple :

  • ’imprécision des l’information même si les interlocuteurs sont du même niveau d’âge mental. Aux niveaux différents, il est pratiquement impossible de se comprendre sans la volonté c.à.d. sans définir explicitement la pertinence.
  • ’ignorance des deux sexes et leurs implications biologiques comportementales.
  • l’ignorance de nos échelles de valeurs acquises et héritées,
  • es préférences différentes des interlocuteurs
  • e manque de volonté de se connaître, etc.
  • aison de convenance, « cela ne se fait pas »
  • es « zombies » en nous

Les conditions des réactions biochimiques de nos stimulations sont réalisées ou réunies dans le cerveau (Centre du Système Nerveux Centrale) pour que l’information se complète, se synthétise que nous puissions comprendre. Nous assimilons les informations successives pour l’assemblage suivant l’affinité naturelle pour la complexification, et d’un seul coup nous les assimilons, nous les comprenons : l’émergence se produit en présence des autres informations existantes, mémorisées.

Il ne peut y avoir que les causes de l’incompréhension résident en nous même ; nous ne faisons pas l’effort nécessaire ni pour émettre des informations dans une langue d’une façon précise, ni pour recevoir les informations qui sont nécessaires à leur compréhension ; utilisation des mots justes, une syntaxe simple et surtout la non répétition de nos évidences sur les quelles nous ne sommes pas mis en accord avec notre interlocuteur. Et surtout, la chasse aux concepts que nous sous entendons dans l’énoncé des idées. Concrètement il faut remémorer volontairement les évidences !

Nous appelons les évidences les informations qui sont rentrées automatiquement dans nos mémoires comme une implication obligatoire à une action réalisée comme effet, qu’à son tour devient la cause d’une nouvelle action et qui agit comme s’il était vrai comme cause dans le faisceau logique des événements.

La transcription de l’inconscient dans la conscience, la recherche de la connaissance dans le domaine du savoir, passe toujours par la parole, que nous répétons pour que la mémoire la place quelque part avec sa valeur, en attendant de les intégrer dans la compréhension par l’explicitation sous la force de la volonté.

Le problème reste, la représentation adéquate de la pensée et ce qu’elle représente automatiquement : les évidences. Toutes les pensées enferment une quantité d’évidences exprimées avec d’autres mots, d’autres expressions.  Donc, le contenu de la pensée reste, mais sa forme de représentation change.

Quand le sens de nos actions immédiates va dans le sens logique qui fait partie d’une plus grande action en chaine nous pouvons juger sa pertinence, donc de son utilité. Toute action peut être décomposée en plus petite opération, jusqu’à la plus petite opération dans le choix entre le vrai ou faux possible. Ce petit choix est souvent à la base d’une pulsion ou de croyances qui est en nous inconsciemment, donc je n’ai pas la conscience des possibilités de choix.  C’est sa conscientisation qui releva son utilité. Est ce qu’avec ce choix, l’action va dans le sens d’apporter le bonheur à moi-même et aux autres, ou seulement à moi même ? Cela pourra être une évidence pour tous, mais nous n’en avons pas toujours conscience, parce que nous n’avons pas appris à poser cette question ? Quand est ce que c’est utile à quelque chose ?

Suivant notre conception ou vision du monde, nous répondons à ce choix. Finalement, il suffit de les conceptualiser hypothétiquement et nous posons la question à nous même. Cette fois ci, nous sommes devant le mur : si nous avons compris cette finalité humaine et nous l’acceptons avec joie, nous affirmons notre volonté de la vie, de l’évolution et de notre amour pour les autres humains.

De toute façon, ces logiques, ces évidences sont inscrites dans nos mémoires que prouve la présence de notre « âme » ou notre esprit dans la langue courante, directement conscientisable ou sous forme de connotation. C’est aussi pour cela, que vivre veux dire : refléter le réel. Quand nous le décrivons et si nous analysons le contenu de nos écrits, nous les retrouvons partout, de la même manière que dans nos actes. Les actes sont des écritures inconsciemment complexifiées.